VJ Gregory Plouy




© 2017 VJ Gregory Plouy

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VJ Gregory Plouy is a free-lance VJ, based in France (Lille)

-He is one of the rare VJ artists, who is invited to play his video set, free to choose the musicians to react on his images, in theaters, cinemas, contemporary art places and private art Galleries (sitting audience)
Where the performances are live-recorded on DVD. Produced in few copies (1 to 5) and sold to art collectors. Maybe the world first Vj to have sold a live mix recorded DVD to a public video art collection for being regularly exposed in an art museum.

He has play VJ (Video-jockey) sets with top world DJ’s:
Ken Ishii, Felix da house cat, Ritchie Hawtin, Dave Clarke, Andrew Fletcher, Adam Beyer, Crazy B (birdy nam nam), Jazzanova, Tony Halen, Frederick Galliano, and many more...
But also with electro-acoustic, acousmatic musicians, classical orchestra.

His particularities:
-He mixes alone, one to one with the DJ but does regulars guest sets for majors VJ crews.
-He plays exclusively the video images he shot and produced above his mix.
-His control of the mix allows connecting instinctively music and video
the result is a powerful moving abstract painting style.
- He tries no to consider himself as a kind of trade- mark, it can explain is discretion on the web and the absence of pseudo

A beautiful short text in french:

Propos sur l’œuvre de Grégory Plouy par Xavier De Glowczewski:

...... il s’agira d’un propos ouvertement subjectif, à l’instar du dispositif mis en place lors de la performance : un écran de cinéma, plusieurs rangées de transats sur lesquels chacun assiste, solitaire à l’œuvre kaléidoscope.
Kaléidoscope, le monde vu sous différents prismes de couleurs entremêlées, sac et ressac de vagues qui écument, se chevauchent. L’œil, pourtant sevré d’images au quotidien, est accroché au défilé qui s’offre à lui. Il tourbillonne, à son tour bercé par une musique qu’il est difficile de qualifier, elle même kaléidoscopique.

***

Un monde, car il s’agit bien d’un monde, se déroule devant nous. Sa logique au premier abord nous déborde par son foisonnement, mais il fait sens. Les images superposées accrochent notre regard qui y associe de douces sensations.
La vie s’offre à nous, teintée d’impressions fugaces, de formes qui nous rappellent nos jeux d’enfants devant les miroirs déformés, des lieux aux couleurs scintillantes, suspendues, prismes de lumière. Elles se mélangent à des formes géométriques épurées sur lesquelles s’accumulent une couleur vive, aplats de bleus, de rouges et de verts.
Une transition s’opère, baignée par une musique presque atonale, elle aboutit à ce qui pourrait presque être des corps enchevêtrés ou la radiographie d’un enfant dans le ventre de sa mère. La première partie s’achève et nous berce par un espace en formation laissant libre cours à l’imagination toute entière livrée au plaisir de la divagation.

***

Un muscle bat, ou alors n’est-ce qu’un linge au vent accroché on ne sait comment, ou alors le crépitement d’une flamme ? La forme se transforme, accompagnée d’un son que l’on imagine fait par un enfant soufflant légèrement dans une bouteille tandis que grésille au loin un disque trop usé en fin de course.
Des visages semblent soudain apparaître. Liés à la musique on croirait une machine infernale qui tourne, grince et passe à toute vitesse des dizaines de portraits sérigraphiés dont on n’apercevrait que quelques détails. Même ces bribes d’images disparaissent à leur tour, livrées à un magma de lave de couleurs qui emporte tout puis explose. Les couleurs vives elles aussi laissent place au monde du fusain et de la toile d’araignée.
Le voyage continue, un souffle humain, le premier qui se fasse entendre, une voix profonde, inaudible, nous transporte aux confins de son corps, dans cet infiniment petit, ces ovocytes, ces gènes. Un bourdonnement, un bouillonnement de vie -ou de chaînes ?- qui préfigurent un espace tentaculaire, mélangé au mercure. La couleur s’est effacée, surgit à peine, le monde devient industriel, malgré les empreintes colorées de doigts qui défilent et s’abîment vers la terre.
L’artiste nous emmène au plus profond de nous même, nous fait descendre ces cages souterraines qui, enfants, nous faisaient peur. Il nous oblige à nous taire et à assister, silencieux, à cette longue plongée. Monstre industriel gris-noir fascinant, adieux couleurs vives, c’est est fait : crissement de pneu ; espace déserté de toute figure. Il nous reste l’abstraction, le cercle, la ligne en croix, l’horrible grincement de vieille balançoire, les horribles pas descendus précipitamment d’un escalier invisible, cette grille mal fermée qui nous rappelle…
Les couleurs, ces rouges, ces bleus, ces verts réapparaissent enfin, tristes vitraux d’un monde qui vit enfermé. Ils semblent éclairés par une lumière terne, électrique. Et notre esprit captivé et mi-résigné assiste, impuissant, aux deniers instants : les couleurs artificielles s’entrechoquent, la grâce a disparu.


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